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mardi, 06 mai 2008

Sans commentaire!


"Quarante-huit-heures avant que Nargis frappe (la Birmanie), nous avons fourni aux agences birmanes le point d'impact (du cyclone), sa gravité et toutes les questions qui y sont liées", a déclaré le porte-parole du département de la météorologie indienne, B.P. Yadav, un organisme public mandaté par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). "Notre travail consiste à émettre des avertissements à l'avance et nous sommes fiers d'avoir prévenu très largement à l'avance. Il y avait suffisamment de temps pour prendre des mesures de précaution telles que l'évacuation", a ajouté ce responsable d'une organisation qui surveille l'évolution des tempêtes cycloniques au-dessus de l'océan Indien, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est. Lundi, Laura Bush, l'épouse du président américain George W. Bush, avait accusé le régime birman de ne pas avoir averti la population de l'arrivée du cyclone Nargis. Plus de 22.000 personnes sont mortes en Birmanie lors du passage il y a quatre jours du cyclone Nargis, et au moins 41.000 autres sont portées disparues, a annoncé la télévision d'Etat mardi, dans un nouveau bilan officiel. (CYA)
© BELGA

L'agence de l'ONU pour la prévention des catastrophes a déploré elle aussi mardi l'absence d'alerte précoce. "Vu le nombre de morts, cela laisse à penser qu'un système d'alerte précoce n'a pas été mis en place", a déclaré depuis Genève Brigitte Léoni, porte-parole du Secrétariat de l'ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC). "Manifestement (en Birmanie) beaucoup de gens n'ont pas eu le temps" de partir "et de se réfugier dans des abris sécurisés", a-t-elle commenté.

De nombreux pays à travers le monde, ainsi que des organisations internationales, ont annoncé des aides pour les rescapés du cyclone, mais un bon nombre a indiqué vouloir éviter que l'assistance ne transite par le régime.