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jeudi, 29 novembre 2007

Décret Inscriptions : « Le MR demande en urgence l’abrogation du décret »

 

"Pour essayer de résoudre des problèmes rencontrés dans 5 pc des écoles, principalement en Brabant wallon, on crée une psychose. Ce décret inscription est aussi contre-productif" Respectivement directeur de l'Institut Sainte Marie à Rêves, directeur de l'Institut Saint Joseph à Charleroi, directeur du Collège du Sacré Coeur à Charleroi et directrice de l'IND à Loverval. Ne pas jeter le décret inscriptions", dit-on. Et ceux qui expriment des réticences sont immédiatement taxés de "conservateurs" et "d'élitistes". Nous voulons exprimer notre ras-le-bol face à la pluie de circulaires et de décrets qui mettent à mal l'organisation, l'autonomie et la liberté pédagogique des écoles. Nous sommes au-delà du contrôle légitime - et tout à fait accepté - des moyens donnés aux écoles par l'Etat pour remplir les missions qu'il leur assigne. Nous avons atteint depuis longtemps le stade des mesures de type bureaucratique et centralisateur dont on sait, pour peu qu'on ait un minimum de connaissances historiques, le caractère inutile et contre-productif. Ce décret inscription est le dernier exemple en date. Il vise honorablement à la mixité sociale. Mais si l'on croit que l'on peut imposer la mixité sociale par décret, il en faudra d'autres sur d'autres secteurs de la société ! Il faut craindre le pire...

"La Libre 29/11/07"

La Chef de Groupe MR au parlement de la Communauté française Françoise Bertieaux et le député MR Willy Borsus ont déposé ce 28/11/07 une proposition de décret visant à abroger, purement et simplement, le décret Inscriptions.

« Nous utilisons aujourd’hui le dernier moyen de démocratie parlementaire pour empêcher que ne se poursuive ce scandaleux vent de panique que le décret Inscriptions inspire auprès des parents comme des directions d’écoles. Nous avons donc demandé au Président du parlement de la Communauté française de réunir en urgence notre Assemblée et de voter notre texte ; ce qui peut se faire demain si il y assez de volonté politique et de bon sens », expliquent Françoise Bertieaux et Willy Borsus.

Rappel des faits : En mars dernier, lors du débat sur le décret Inscriptions, le MR a dénoncé toute une nuit durant les risques d’inégalités et les effets pervers découlant de ce décret, à l’objectif pourtant louable qui est de créer plus de mixité sociale au sein des écoles, mais aux moyens douteux et confus. Le Gouvernement n’a rien voulu entendre ! Et ce, même si ce décret porte atteinte à la liberté fondamentale du libre choix de l’école de leur(s) enfant(s) garantie aux parents par la Constitution et même si il a également engrangé une véritable rupture de confiance avec les directions d’écoles. Le 10 octobre dernier, alors que le décret n’était toujours pas entré en vigueur, la majorité PS-cdH apporte des modifications, créant des catégories nouvelles d’élèves prioritaires et donc, privilégiés par rapport aux autres, instaurant par-là même un nouveau système discriminatoire… au nom de la mixité sociale ! Entre le 16 et 30 novembre (période prioritaire), certaines écoles ont déjà annoncé la couleur : elles ne pouvaient plus que proposer un nombre (très) limité de places pour les autres élèves…Deux jours avant la date buttoir du 30 novembre, des parents campent déjà devant les écoles, allant parfois jusqu’à payer un tiers pour faire la file. Ce décret a créé un véritable sentiment d’urgence et de panique auprès de parents prêts à tout pour que leur enfant soit inscrit dans l’école de leur choix.

« Nous espérons que le bon sens dans l’intérêt général prévaudra sur l’idéologie. Car en créant ce désordre, cette confusion, comment la Ministre-Présidente en charge de l’Education peut-elle encore défendre un mieux pour la mixité sociale dans les écoles de la Communauté française ? », demandent Françoise Bertieaux et Willy Borsus.

 

 

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